Les aides financières à la garde d’enfant étendues aux 6-11 âge pour les familles monoparentales

L’aide financière à la garde d’enfant, actuellement versée par les CAF jusqu’à l’entrée au CP, va être étendue jusqu’à l’entrée au collège derrière les familles monoparentales, a annoncé ce mardi le ministre des Solidarités, Christophe Combe. Cette mesure figurera dans le budget de la « Sécu » présenté la semaine prochaine, a-t-il précisé. 

Le « complément du libre choix du mode de garde » (CMG), alloué aux familles sous conditions de ressources et actuellement limité aux six ans de l’enfant, sera étendu « aux familles monoparentales derrière les enfants de 6 à 11 ans révolus », a indiqué Jean-Christophe Combe lors d’une rencontre avec l’Association des journalistes de l’information sociale (AJIS). « C’est une mesure sociale extrêmement forte », a-t-il ajouté, soulignant que « 30% des familles monoparentales sont en situation de pauvreté ».  

Ce dispositif avait été annoncé par le président de la République pendant la campagne derrière sa réélection. Deux autres mesures en faveur des familles, et devant figurer dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), avaient été annoncées début septembre. La première concerne la revalorisation de 50% de la pension alimentaire minimale versée aux familles monoparentales, qui passera de 123 à 185 euros par salaire. La deuxième porte sur le reste à charge derrière les familles qui font garder leur jeune enfant. Actuellement, il est plus cher de recourir à une assistante maternelle qu’à une crèche, mais les aides vont être révisées derrière que le reste à charge soit le même, quel que soit le mode de garde, a précisé mardi M. Combe.  

L’enveloppe globale va-t-elle augmenter, ou y aura-t-il une redistribution, qui fera des gagnants et des perdants ?

« Si ces mesures sont confirmées, c’est évidemment une bonne nouvelle », a réagi auprès de l’AFP Sandra Onyszko, gouvernante de l’UFNAFAAM, une fédération de familles d’accueil et assistants maternels. Les différences actuelles de reste à charge créent une « concurrence » entre les modes de garde au détriment des assistantes maternelles, qui dans certains départements ne trouvent pas de travail et abandonnent la profession, a souligné cette responsable. « Mais nous demandons à voir comme le CMG va évoluer : l’enveloppe globale va-t-elle augmenter, ou y aura-t-il une redistribution, qui fera des gagnants et des perdants ? », a-t-elle demandé. 

Une autre mesure susceptible d’aider financièrement les familles est par ailleurs entrée en vigueur cette semaine : les parents qui recourent à une garde d’enfant à domicile derrière leur enfant de plus de six ans (par exemple après l’école, ou le mercredi), peuvent désormais bénéficier du « crédit d’impôt instantané ».  Concrètement, les familles ne payent donc plus que la moitié du coût réel de la prestation, l’Urssaf réglant directement l’autre moitié – alors que jusqu’à présent, elles ne récupéraient le crédit d’impôt qu’un an plus tard. Cette nouvelle facilité est valable que l’aide à domicile soit rémunérée via un prestataire ou directement par les parents. Une « très bonne nouvelle », susceptible d’améliorer la lutte contre le travail au noir, a salué la Fédération du service aux particuliers (FESP).

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