« Que manquait-il ? La mort au bout peut-être ? » Le cri de désespoir de la judokate Margaux Pinot après la relaxe de son compagnon

Margaux Pinot répond ainsi au tribunal de Bobigny qui a relaxé mardi son compagnon, jugé pour violences conjugales à l’encontre de la judokate. Le parquet a fait appel.

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Publié le 01/12/2021 15:36

Mis à jour le 01/12/2021 15:38

Temps de lecture : 1 min.

« Que vaut leur défense calomnieuse face à mes blessures, et le sang jonchant le sol de mon appartement ? Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ? » interroge Margaux Pinot dans l’un de ses messages postés sur Twitter mercredi 1er décembre. La championne olympique de judo, en catégorie moins de 70 kilos à Tokyo, répond ainsi à la justice qui n’a pas donné suite à son accusation à l’encontre de son compagnon Alain Schmitt. Le parquet avait requis un an de prison avec sursis pour « des violences très graves, même pour un primo-délinquant ». Il a annoncé faire appel de la décision du tribunal, qui avait estimé « n’avoir pas assez de preuves de culpabilité » pour condamner son compagnon.

J’ai cru mourir, j’ai réussi à m’enfuir pour me réfugier chez mes voisins qui ont immédiatement appelé la police.

J’ai plusieurs blessures dont une fracture au nez et 10 jours d’Interruption Temporaire de Travail.

Aujourd’hui la justice a décidé de le relaxer.

— Margaux Pinot (@MargauxPinot2) December 1, 2021

Que vaut leur défense calomnieuse face à mes blessures, et le sang jonchant le sol de mon appartement ?
Que manquait-il ? La mort au bout, peut-être ?

C’est probablement le judo qui m’a sauvé. Et mes pensées sont aussi pour celles qui ne peuvent pas en dire autant.

Margaux

— Margaux Pinot (@MargauxPinot2) December 1, 2021

La championne olympique, qui avait accusé son compagnon Alain Schmitt de l’avoir violemment agressée, s’était vue déboutter de sa requête par le tribunal au motif d’un manque de preuves de culpabilité. 

Jugé en comparution immédiate mardi soir à Bobigny, l’ex-entraîneur avait donc été relaxé. Mais le parquet a fait savoir qu’il allait faire appel de cette décision, avant même la publication du message de Margaux Pinot 

Cette décision avait également fait réagir Clarisse Agbégnénou qui avait, toujours sur Twitter, affiché son soutien à Maragaux Pinot. 

Je n’ai pas les mots pour exprimer tout ce qui se passe dans ma tête et mon corps en tant que femme face à ce que ma coéquipière Margaux Pinot a subi.
D’autant plus choquée de la décision de la justice. Que faut-il pour que les sanctions tombent, la mort? https://t.co/gITdlNxmLs

— AGBÉGNÉNOU Clarisse (@Gnougnou25) December 1, 2021

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