« Il a fallu changer d’organisation en cours de match », explique Fabien Galthié après la dure victoire française face aux Pumas

Jusqu’au bout la France a souffert samedi face à l’Argentine, avant de l’emporter (29-20), samedi 6 novembre. Un temps contrariés, les Bleus ont finalement réussi à dompter des Pumas agressifs. Cette victoire lance la tournée d’automne du XV de France, qui se poursuivra avec la réception de la Géorgie, à Bordeaux, dimanche 14 novembre, avant de retrouver le public du Stade de France pour défier les All Blacks, une semaine plus tard.

Franceinfo:sport : Êtes-vous satisfait de la prestation de votre équipe ? 

Fabien Galthié : Cela a été dur et indécis jusqu’au bout. Il était important de gagner ce premier rendez-vous. L’équipe n’a pas joué depuis mars, à peu près huit mois. On s’est retrouvé deux semaines et ça nous a peut-être aidé à traverser ce match qui a été difficile. Les Argentins étaient présents. Le plus important c’est d’avoir joué, d’avoir rejoué ensemble et d’avoir gagné ensemble. 

Comme à leur habitude face à la France, les Argentins se sont montrés féroces dans le jeu et ont proposé beaucoup d’intensité. 

Il n’y a aucun match où on rentre sur le terrain en pensant que ça va être facile. Notamment face à l’Argentine, qui adore jouer la France et nous poser des problèmes. On a été parfois malmenés, ce qui nous a empêché de continuer nos actions. Ils nous ont posé des problèmes sur les dernières passes, et s’il y a eu des imprécisions, c’est parce qu’ils étaient présents et qu’ils ont imposé une intensité qui nous a empêché de conclure nos temps forts. On a pris deux essais à zéro passe, cela fait partie du jeu mais face à une équipe opportuniste qui saisit la moindre occasion, ça lui permet de croire en sa victoire. On a été solide parce que c’était un match de reprise, après huit mois sans jouer ensemble. C’était un match qui s’est avéré très difficile à gagner et qui a été gagné. 

Matthieu Jalibert et Romain Ntamack (le premier jouait ouvreur, le second était premier centre) étaient associés pour la première fois ce soir. Pourquoi avoir décidé de faire sortir Romain Ntamack si tôt dans le match (54e minute) ?

En fonction du scénario, on avait la possibilité de changer complètement notre composition et notre façon de jouer en faisant entrer Jonathan Danty en premier centre. On avait ça dans notre banc de finisseur, on avait travaillé plusieurs options. On a senti qu’on avait besoin d’apporter plus d’impact et de présence physique – pas seulement en raison de Romain -, et on était parfois malmené dans l’affrontement avec leurs avants. Ils étaient parfois plus présents que nous dans le jeu au sol. On a choisi de coacher plusieurs joueurs qui ont pu nous amener un peu plus d’agressivité et de solidité. C’est un match où il a fallu changer d’organisation en cours. 

Cette première victoire lance la tournée d’automne, qu’attendez-vous de la suite ? 

C’est une tournée très difficile parce qu’on a joué des latins qui savent nous jouer et qui arrivent avec trois mois de compétitions dans le moteur. On s’attendait déjà à ce match là. Ensuite, on a la Géorgie. Encore une fois il y aura beaucoup de combat, beaucoup d’affrontements. La plupart de leurs joueurs jouent en France, cela va être un défi face une équipe que l’on sait très solide. Ensuite, on parlera en temps voulu du troisième match (face à la Nouvelle-Zélande), mais pour le moment on va se concentrer sur la suite, c’est à dire la Géorgie.

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