entre plaisir et concentration, les novices tricolores ont découvert les All Blacks

Pour dix-sept Bleus, le match de ce samedi 20 novembre représentait la découverte d’un monument du ballon ovale. En effet, parmi les hommes de Fabien Galthié, seuls Uini Atonio, Gaël Fickou, Cyril Baille, Antoine Dupont, Damian Penaud et Anthony Jelonch s’étaient mesurés aux terribles All Blacks, la grande référence du rugby mondial. 

Avant la rencontre, Romain Ntamack, qui comptait parmi les novices, ne cachait pas son admiration : « Ce sont des supers joueurs, […] et ce fameux maillot noir qui fait rêver. Dès qu’elle joue, tout le monde vibre. » Le demi d’ouverture n’a sans doute pas été déçu. Du haka à l’intensité physique folle, il a vécu, avec ses coéquipiers, toute l’expérience All Blacks.

Une expérience qui commence par le traditionnel haka, moment toujours hors du temps. Une démonstration de force que les Français ont pu apprécier à sa juste valeur. « C’était un plaisir de rentrer dans le stade, de voir le haka, c’était immense », a confié Melvyn Jaminet en zone mixte après la rencontre. 

« La notion de plaisir prend tout son sens ce soir »

Melvyn Jaminet

en zone mixte après le match

Si la notion de plaisir est souvent revenu dans les paroles de ces Bleus, la concentration l’était tout autant pour faire face à un tel monument. « Dans le couloir, juste avant de rentrer, on sentait que tout le monde était à 200%, on avait besoin de ça », a poursuivi le joueur de l’USAP. Finies les étoiles dans les yeux, place au combat.

Un combat auquel les Bleus s’étaient âprement préparés. « On a fait un mois d’entraînement intensif en vue de cette rencontre », a dévoilé Cyril Baille, qui jouait son cinquième match contre la Nouvelle-Zélande. Melvyn Jaminet abonde : « quand c’est le niveau des Blacks en face, il faut tout donner et lâcher les chevaux. »

Rassemblés depuis fin octobre pour préparer cet Autumn Nations Cup et les trois rencontres face à l’Argentine, la Géorgie, et la Nouvelle-Zélande, en point d’orgue, les Bleus ont pu récolter les fruits de leur travail. « Grâce à tout ça, on a battu l’une des meilleures équipes du monde aujourd’hui », a sobrement résumé Jonathan Danty.

Samedi soir, il n’étaient cependant pas seuls. Portés par tout un stade, tous sont revenus sur le soutien du public pour arriver à décrocher ce résultat. « Ça nous a aidé d’entendre la foule qui pousse dans les temps faibles et encore plus fort dans les temps forts », approuve le Rochelais. Plus que jamais, les Bleus ont savouré le retour de leur public, après plus d’un an à huis clos. « On ressent de la fierté d’offrir un beau spectacle à tout le monde, aux 80 000 personnes qui étaient derrière nous aujourd’hui. »

Les scènes de joie au coup de sifflet final ne mentaient pas. Émus et heureux, les Français sont restés de longues minutes sur la pelouse, entre tour d’honneur, clapping au pied du virage, et quelques photos avec les supporters. Comme pour prolonger au maximum la magie de cette grande première.

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