brouillon, le XV de France vient à bout de Pumas accrocheurs

Double-Face. On pourrait croire que c’est au mythique méchant de Batman que l’équipe de France a voulu rendre hommage, ce samedi 6 novembre, au Stade de France, pour son premier match devant son public depuis le début de la crise du Covid-19. Face aux « cousins » argentins, les Bleus se sont imposés (29-20), après une longue bataille pas toujours maîtrisée.

Dans une ambiance longtemps pesante, marquée par quelques bousculades, sous les hurlements des 50 000 spectateurs et une fraîcheur glaçante, les joueurs de Fabien Galthié ont proposé un visage peu reluisant mais combatif, et ont su assurer l’essentiel. 

Entre l’intimité des murs d’un vestiaire de rugby, quelques secondes avant le coup d’envoi, il est souvent de coutume pour un joueur ou un membre du staff de rappeler l’importance du premier plaquage, celui qui donne le ton d’une rencontre. Le premier, œuvre d’Anthony Jelonch, s’est résumé à un plongeon raté. L’adage n’a pas loupé. Six fois pénalisés en 25 minutes, en retard sur les soutiens, dominés dans les rucks, étouffés par la défense argentine qui empêchait la nouvelle association Jalibert-Ntamack de se roder, les Bleus n’étaient pas dans le tempo. 

Ils ont mis du temps à le trouver. Des étincelles, ici et là, un plaquage de Dupont, un grattage de Jelonch, mais un manque de continuité criant. Bousculés en conquête, le capitaine du soir, Antoine Dupont, a été franchement gêné pour lancer proprement la ligne de trois quarts et permettre à Jalibert et Ntamack d’exposer tout le talent qu’on leur connaît. La faute peut-être à un déficit de puissance du huit de devant, mais surtout à des Pumas fidèles à leur réputation : chambreurs, accrocheurs. Mais l’essai marqué par Cubelli (22e), le premier de la rencontre, n’a pas suffi à renverser les Bleus.  

Les entrées consécutives des massifs Romain Taofifenua, Gregory Alldritt devant et Jonathan Danty, autour de la 50e minute, ont amené une plus grande assise défensive, tandis que les Pumas commençaient à lever le pied physiquement. Le deuxième ligne du Stade Toulousain, Thibaud Flament, en a profité pour claquer un premier essai pour sa première sélection (50e, 16-10), tandis que Peato Mauvaka débloquait lui aussi son compteur en sélection à la 71e minute (26-10).  

Mais cette victoire, les Tricolores la doivent aussi à un ovni débarqué il y a peu : Melvyn Jaminet. C’est grâce à lui que les Bleus étaient au contact à la pause (9-7). Et si son jeu au pied d’occupation n’a pas été aussi efficace qu’en juillet dernier, l’arrière de l’USAP a de nouveau brillé par son rôle de buteur (7/8) et des relances qui ont permis à son équipe d’avancer. Un métronome précieux qui a su châtier les fautes argentines et donner un peu d’air à des Bleus qui en ont longtemps cruellement manqué.

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