associer Ntamack et Jalibert, « on l’a en tête depuis un moment » avoue Laurent Labit

Romain Ntamack et Matthieu Jalibert associés. L’idée fantasmée hier semble aujourd’hui bien réelle à quelques jours du match face à l’Argentine (samedi 6 novembre, 21 heures). La probable association entre les deux habituels ouvreurs, l’un au centre, l’autre à l’ouverture cette fois, « on l’a en tête depuis un moment », a admis mardi 2 novembre Laurent Labit, entraîneur en charge de l’attaque du XV de France.

AFP : On parle beaucoup de titulariser Romain Ntamack et Matthieu Jalibert contre l’Argentine.

Laurent Labit : Cette association, on l’a en tête depuis un petit moment. On voulait voir, on veut voir ce que ça peut donner. Même si (les centres) Virimi (Vakatawa) et Arthur (Vincent) étaient là, on aurait travaillé de la même façon sur ces deux semaines. On sait que cette solution, on peut l’utiliser pour démarrer le match mais aussi en cours de rencontre, justement, pour aussi, suivant la stratégie de l’opposition, selon les scénarios, finir avec deux ouvreurs et avoir encore plus de poids sur le jeu. C’est une option.

Qu’est-ce que ça amène d’avoir Ntamack au centre et Jalibert à l’ouverture?

Cela amène la qualité des deux joueurs, dans notre animation offensive puisqu’on joue toujours avec deux meneurs de jeu identifiés, en priorité le 10 et le 15 chez nous. Dans l’idée que Romain serait 12, on aurait donc le 10, le 12 et même le 15. Cela rend la tâche plus facile pour le 10, qui est sûr de trouver un de ces deux joueurs dans notre jeu. Offensivement, l’apport est évident. Défensivement, pareil : Gaël Fickou est au milieu avec eux, c’est notre chef de la défense mais Romain, qu’il soit 10 ou 12, est un très bon défenseur. Cette complémentarité nous permet d’avoir plus d’assise sur notre trio défensif.

Avec Dupont, Ntamack, Jalibert et Jaminet, vous auriez aussi quatre joueurs, au moins, très bons dans le jeu au pied.

Cela amène des solutions, notamment dans la zone d’occupation. On sait le problème que la règle du 50/22 (l’équipe attaquante garde le lancer quand elle trouve une touche dans les 22 mètres adverses depuis sa moitié de terrain) peut poser dans la défense, sur les situations de turnovers. On peut se retrouver en deux ou trois passes avec des joueurs capables de trouver les espaces à la main ou au pied. Et ça, c’est une grande qualité. Pareil sur les lancements à partir de mêlée, c’est très difficile pour une équipe de couvrir la première ligne de défense et le fond du terrain. Avoir des joueurs de cette qualité est une arme supplémentaire. 

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