« On va avoir un Paris-Roubaix d’anthologie », prédit David Lappartient, de l’Union cycliste internationale

« On va avoir un Paris-Roubaix très ouvert, je crois pouvoir dire un Paris-Roubaix d’anthologie parce que les conditions vont être extrêmes », a prédit vendredi 1er octobre sur franceinfo David Lappartient officiellement réélu à la tête de l’Union cycliste internationale, alors que la course cycliste Paris-Roubaix fait son retour ce week-end, après deux ans d’absence et, pour la première fois, la possibilité pour les femmes d’y participer.

franceinfo : Attendiez-vous avec impatience ce retour de Paris-Roubaix ?

David Lappartient : C’est important parce que c’est la reine des classiques, la classique que tout le monde veut gagner avec le Tour des Flandres. Ne pas l’avoir au calendrier 2020 cela a été une déchirure. Cette année cela a été compliqué parce qu’avec le Covid-19 elle a été retardée. Mais l’Union cycliste internationale a tout fait pour la réinscrire au calendrier parce que nous ne pouvions pas imaginer deux années de suite sans Paris-Roubaix que tout le monde attend.

Habituellement, la course a lieu au printemps. Qu’est-ce que cela va changer qu’elle ait lieu en octobre ?

Cela va forcément changer les choses. Cela fait 20 ans qu’il fait beau temps sur Paris-Roubaix et là on nous annonce un temps exécrable ce week-end. Mais c’est là aussi où se forge la légende. Il y a des coureurs qui étaient plus en forme en début de saison, d’autres qui sont plus en forme en fin de saison, donc on a un rééquilibrage des forces. On va avoir un Paris-Roubaix très ouvert, je crois pouvoir dire un Paris-Roubaix d’anthologie parce que les conditions vont être extrêmes.

C’est la toute première édition féminine. Pourquoi était-ce important ?

C’était vraiment important parce qu’on ne pouvait pas imaginer avoir un Paris-Roubaix féminin. J’ai vraiment poussé cette course et je remercie les organisateurs d’avoir saisi la balle au bond. C’est fabuleux pour le cyclisme féminin. Il y a des compétitrices qui m’ont dit qu’elles voulaient faire ça avant la fin de leur carrière.

Est-ce que ce sera le même parcours que pour les hommes ?

Il sera moins long parce que les courses féminines sont moins longues. Chez les hommes on est plutôt à 260 km, là il y en a une bonne centaine de moins pour les femmes. Malgré tout il y aura un bon nombre de secteurs pavés. On garde l’âme de Paris-Roubaix, tout le final de Paris-Roubaix, donc ce sera un vrai Paris-Roubaix féminin qu’on aura demain. Donc, on peut directement rentrer dans la légende demain.

Pourquoi l’appelle-t-on la reine des classiques ?

C’est la course la plus diffusée dans le monde. Cette classique tout le monde veut la gagner. Paris-Roubaix ça ne vient pas de nulle part, il y a une histoire, la légende s’est bâtie au fil du temps. Gagner Paris-Roubaix c’est quelque part rentrer dans la grande histoire du cyclisme. Pour un champion, il faut gagner le Tour de France, le Championnat du monde et Paris-Roubaix dans sa carrière. Bernard Hinault a gagné le Paris-Roubaix qu’il détestait avec le maillot de champion du monde sur le dos en disant : ‘voilà, je l’ai gagné, j’ai montré que j’étais digne de cette course’, et tout le monde lui parle de sa victoire Paris-Roubaix.

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