l’Olympique de Marseille accroché à domicile par Galatasaray, dans un match bouillant

Après deux journées de Ligue Europa, c’est peut-être déjà le temps des regrets pour l’Olympique de Marseille. A domicile face à Galatasaray, les Olympiens ont une nouvelle fois concédé le match nul (0-0). Pourtant, comme lors de leur première rencontre sur la pelouse du Lokomotiv Moscou (1-1), les hommes de Jorge Sampaoli semblaient largement avoir les armes en main pour s’imposer. Dominateurs, les Marseillais se sont montrés trop imprécis dans un Vélodrome des grands soirs, au terme d’une rencontre également marquée par des débordements dans la tribune turque.

La soirée aurait pourtant pu basculer du bon côté pour les Marseillais sur un fait de jeu : un pénalty sifflé … puis annulé. On joue alors la 75e minute, et l’OM domine les débats de la tête et des épaules. Si les occasions s’enchaînent pour les Marseillais, aucun d’entre eux ne règle suffisamment la mire. C’est alors que Matteo Guendouzi s’écroule en pleine surface, sur une intervention de Van Aanholt. L’arbitre désigne le point de pénalty. Un peu trop confiant, le Vélodrome exulte par anticipation. Trop tôt. Après un recours au VAR de trois longues minutes, Pawel Raczkowski se déjuge et annule cette belle opportunité. La fin des espoirs pour des Olympiens qui perdent alors leurs nerfs.

Au-delà de ce fait de jeu, l’Olympique de Marseille peut surtout s’en prendre à lui-même. Car si les Marseillais n’ont pas gagné malgré une domination de tous les instants – notamment en seconde période – c’est surtout à cause de leur inefficacité offensive qui commence à devenir une vilaine habitude. À l’image de leur prestation aboutie sur la pelouse du Lokomotiv Moscou pour la première journée de Ligue Europa, les Phocéens ont une nouvelle pêché dans la finition. Un manque symbolisé par Amine Harit au bout d’un rush solitaire (26′). Et quand Ünder a parfaitement ajusté son enroulé, Muslera l’a claqué du bout des doigts (34′), juste avant que l’interruption du match provoquée par les supporters turcs ne coupe l’élan de l’OM. Dommage, les Phocéens venaient enfin d’entrer dans leur match.

À la reprise du jeu, Guendouzi a failli calmer les supporters de Galatasaray à lui tout seul, mais sa reprise s’est envolée. L’OM a même frôlé le pire quelques minutes plus tard, quand Aktürkoglu s’est présenté face à Pau Lopez. Mais le gardien espagnol a sorti l’arrêt qu’il faut. Après cette première période au goût de trop peu, l’OM a au moins eu le mérite de mettre les bouchées doubles dans le second acte. Dieng a d’abord manqué de conviction (48′) avant d’être trop court sur un caviar d’Ünder, seul face au but (50′).

Et quand Muslera a été battu par une tête de Saliba sur corner, c’est la barre qui est venue écœurer l’OM (59′), avant qu’Ünder ne voit une de ses tentatives repoussée sur la ligne et que Milik – enfin de retour – ne manque de justesse (71′). Puis est venu l’épisode du vrai-faux penalty, dont l’OM ne s’est jamais vraiment remis, William Saliba en venant même aux mains avec Diagne dans le temps additionnel. Résultat des courses : l’OM concède un nouveau nul et reste bloqué à deux points après deux journées de Ligue Europa. Forcément frustrant.

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