Lionel Messi et Kylian Mbappé sauvent Paris

Il y a des soirées où la punition ne tombe pas alors qu’elle est légitime. Le Paris Saint-Germain en a fait l’expérience mardi 19 octobre. Dominé de bout en bout et mené au score au-delà de l’heure de jeu, le club de la capitale a réussi à gratter une victoire précieuse contre le RB Leipzig (3-2) grâce à Kylian Mbappé et Lionel Messi.

Alors que le Parc des Princes s’enfonçait doucement dans l’ennui et commençait à accepter son sort, tout a basculé à l’heure de jeu et le public a renoué avec les vibrations de la victoire contre City. Tout est parti d’une passe interceptée par Kylian Mbappé, d’un ballon récupéré très haut et donné à Lionel Messi, dont le voyage s’est terminé au fond des filets de Peter Gulacsi (67e). 

A peine plus de cinq minutes plus tard, Paris a poursuivi sur son lancée grâce à un penalty obtenu par Mbappé, déséquilibré par le Français Mohamed Simakan. Messi a pris le ballon, l’a posé, et, alors que la tension atteignait son paroxysme, opté pour une panenka aussi douce qu’humiliante. Comme si c’était lui qui décidait quand le match doit finir, même quand il reste plus d’un quart d’heure à jouer.

3 – Aucun joueur n’a inscrit plus de buts que Lionel Messi lors de ses 3 premières apparitions avec Paris en Ligue des Champions (3 – autant que Neymar et Mauro Icardi). Prince. #PSGRBL pic.twitter.com/KmIQsKXmfJ

— OptaJean (@OptaJean) October 19, 2021

Avant même le coup d’envoi de la rencontre, des journalistes anglais avaient déjà écrit une ligne sur une page blanche de leur ordinateur, choisissant déjà le futur titre de leur compte-rendu. Prophétiquement : « Messi fires PSG top of Group A ». Comprenez « Messi tire le PSG au sommet du groupe A ». Mais entre les deux coups de sifflet, la tournure des événements a fait douter les devins.

Pas directement car, comme lors des trois précédentes confrontations entre les deux équipes, Paris n’a pas mis longtemps pour ouvrir le score. Kylian Mbappé a fait trembler les filets dès la 9e minute de jeu. Le Parisien a dévoré l’espace sur une attaque rapide initiée par Marquinhos puis Draxler, remontant toute la moitié de terrain adverse avant de croiser sa frappe pour tromper Peter Gulacsi.

A partir de là, Paris pouvait s’inspirer des scénarios encore frais des derniers rendez-vous avec les taureaux rouges. Mais jamais l’éclat de la demi-finale lisboète (3-0), l’une des soirées les plus abouties du PSG en C1, n’a pointé le bout de son nez. C’est là bien la souffrance entrevue dans les gradins vides de l’automne 2020 qui a signé son retour. Etouffée par le pressing aussi haut que coordonné des hommes de Jesse Marsch, l’arrière-garde parisienne a vu des vagues blanches déferler sur elle jusqu’à boire la tasse.

Les alertes étaient pourtant explicites. En trois minutes, le PSG a survécu grâce à Marquinhos au tir de Willy Orban après un coup-franc indirect (25e) puis à la reprise en déséquilibre sur le poteau d’André Silva (27e), avant de céder face à ce dernier, tout seul au second poteau (28e). Conclusion tranquille d’une action construite depuis son gardien pour Leipzig face à un bloc parisien quasi-spectateur. Et en deuxième période c’est Nordi Mukiele qui a surgi sur un centre d’Angelino pour donner l’avantage aux siens (57e).

Le gouffre était proche mais c’est à ce moment que Paris a redressé la tête et offrir à son public une fin de soirée jouissive et qui aurait pu l’être encore plus si Kylian Mbappé avait transformé un autre penalty au bout du temps additionnel. Mais sa frappe complètement manquée au dessus de la barre de Gulacsi n’a pas eu de conséquences car Paris retrouve la tête du groupe A, malgré la victoire éclatante de Manchester City contre Bruges (5-1) plus tôt dans la soirée.

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