« Les chantiers sont lancés, on a un budget réaliste d’un peu plus de 7 milliards »

« Les chantiers sont lancés, on a un budget réaliste d’un peu plus de 7 milliards », affirme samedi soir sur franceinfo Virgile Caillet, délégué général de l’Union sport et cycle, alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 aura lieu dans précisément 1 000 jours.

franceinfo : Le calendrier des installations est-il respecté ?

Virgile Caillet : Pour l’instant, les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 sont dans les clous. On n’est pas en avance, mais on n’est pas en retard. Les chantiers sont lancés, on a un budget réaliste d’un peu plus de 7 milliards. C’est un petit peu plus que ce qui a été prévu, mais c’est financé. Les Jeux financent les Jeux. Il n’y aura pas de dérapage sur l’événement en lui-même. Le comité olympique internation va financer une partie, la billetterie, le sponsoring. Il n’y aura pas d’argent public dans l’organisation des Jeux eux-mêmes.

Il y a quelques mois, vous nous disiez sur franceinfo que Paris 2024 allait devoir s’adapter avec la crise sanitaire. Est-ce toujours compliqué d’attirer des investisseurs, des partenaires, ou la confiance est-elle enfin revenue ?

C’est toujours compliqué, parce qu’on est sur des événements planétaires, et que ça représente des investissements considérables. Mais il y a clairement une forme de relance, une attractivité qui renaît autour des grands événements sportifs. Tokyo a été une forme de renaissance, quand bien même ça s’est fait dans la douleur pour les Japonais. Pour Paris, ça semble bien repartir avec de belles perspectives, beaucoup d’excitation, beaucoup d’enthousiasme, beaucoup d’impatience. Au fil des jours qui vont suivre, on aura des initiatives qui vont redonner un engouement supplémentaire sur le plan d’attractivité marketing.

Quelles sont ces initiatives attractives ?

Demain, il y a une course assez symbolique de 5 000 mètres avec le champion du monde Eliud Kipchoge, qui va guider, servir d’ouvreur, avec 2 000 participants qui vont tenter de gagner leur dossard pour le marathon olympique. Beaucoup d’actions symboliques vont rythmer les mille jours qui nous restent avant les jeux. Il y aura des moments très forts, avec le lancement de la billetterie, un certain nombre d’étapes cruciales pour la réussite populaire et pour la réussite économique des jeux.

Certains chantiers vont impacter certaines villes, et durablement, notamment en Seine-Saint-Denis. Est-ce l’un des atouts de ces jeux ?

Ces jeux ont été conçus dès le départ comme des Jeux assez uniques, qui vont faire référence en matière de raison. On était un peu dans la déraison parfois dans les derniers JO, notamment à Rio, avec beaucoup trop d’équipements construits, qui vont rester en l’état, ce qu’on appelle des éléphants blancs. Pour Paris 2024, il y avait cette volonté d’avoir des Jeux raisonnés et raisonnables. Le village olympique va être autant de logements pour les habitants de Seine-Saint-Denis. Pour la piscine olympique, il manquait un bassin olympique en France, et en particulier en Seine-Saint-Denis, où il y a une population très jeune, un besoin absolu d’avoir des équipements sportifs structurants. Tout a été conçu pour avoir beaucoup de sites de pratique autour du Village olympique. L’idée de départ est respectée.

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