le rendez-vous de l’année, deux joueurs français, le PSG présent… Pourquoi il faut suivre les Mondiaux de League of Legends

Les championnats du monde de League of Legends sont lancés ! La phase de groupes des « Worlds » débute lundi 11 octobre en Islande. Seize équipes vont s’affronter pour décrocher le titre suprême. Un temps fort de l’année d’esport à ne pas rater, pour plusieurs raisons. 

Un des événements esport de l’année 

L’esport est riche de sa diversité, avec une multitude de jeux et de compétitions à suivre. Mais une hiérarchie est bien établie et dans celle-ci, les Worlds de League of Legends figurent au sommet. Chaque année, c’est l’événement esport le plus suivi avec The International, son équivalent sur DOTA 2, le rival de League of Legends. 

En 2020, 23 millions de personnes ont suivi la finale à travers le monde, avec un pic à 46 millions selon les chiffres avancés par Riot Games, l’éditeur de League of Legends et organisateur des Worlds. En France, la finale a rassemblé jusqu’à 135 000 spectateurs sur la chaîne Twitch O’Gaming. 

League of Legends, un jeu tactique et intense

Depuis leur lancement en 2011, les Worlds rassemblent de plus en plus de spectateurs. Mais pourquoi League of Legends passionne autant ? Le principe du jeu est simple. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent dans une arène fermée avec pour but de détruire le nexus (coeur de la base) adverse. Pour atteindre ce nexus, trois voies et des tours pour les défendre. Les dix joueurs doivent choisir un champion parmi 155, chacun avec des capacités différentes, des forces et des faiblesses. 

>> À lire aussi : League of Legends, le guide pour tout comprendre 

Une fois cette base posée, tout est possible. Chaque partie est un mélange entre les qualités techniques des joueurs (les « mécaniques », la capacité à être performant sur un champion) et leur intelligence tactique (la « macro », la capacité à faire les bons choix stratégiques au bon moment). Cette combinaison offre des parties intenses, entre temps faibles de gestion et affrontements groupés à cinq contre cinq. Une mauvaise décision, ou au contraire un coup de génie, peut renverser une situation. 

Car le choc Chine-Corée du Sud fait rêver 

Sur League of Legends, la Chine et la Corée du Sud font figure d’épouvantails. Les deux pays se partagent le titre mondial depuis 2013 (6 pour la Corée, 3 pour la Chine). Sacrés en 2020, les Coréens de DAMWON Gaming comptent bien défendre leur couronne. Avec leur midlaner (un des cinq postes de League of Legends) Heo « Showmaker » Su, les champions de Corée arrivent en position de force. Dès la première journée, ils affrontent un autre candidat au titre, FunPlus Phoenix. Les Chinois, titrés en 2019, veulent revenir au sommet. 

Champion de Chine, EDward Gaming visera également le sacre, tout comme les Coréens de Gen.G ou ceux de T1, portés par la légende aux trois titres de champion du monde Lee « Faker » Sang-hyeok. Derrière ces armadas asiatiques, les Européens avancent masqués. En manque d’expérience à ce niveau, MAD Lions, Rogue et Fnatic doivent se contenter sur le papier d’un rôle d’outsiders. Mais ils peuvent toujours rêver de plus. En mai, lors du MSI (le tournoi international de mi-saison), les MAD Lions étaient passés tout près d’éliminer DAMWON en demi-finale. 

Pour suivre les Français « Hans sama » et Adam…

Et parmi ces trois équipes européennes, deux joueurs français ! D’un côté, un joueur déjà vétéran, de l’autre un petit nouveau. À 22 ans, Steven « Hans sama » Liv est une référence à son poste de botlaner. Rogue, qu’il a rejoint en 2019, a hérité du groupe de la mort avec DAMWON, FunPlus Phoenix et les Nord-Américains de Cloud9. Un immense défi pour le Français et ses coéquipiers.

« Adam » est la belle histoire de ces Worlds. Il y a encore cinq mois, Adam Maanane évoluait dans le championnat de France. Alors que son équipe de la Karmine Corp dominait le deuxième échelon européen, il a été recruté en urgence par Fnatic, en pleine crise. La mythique structure, seule équipe européenne à avoir remporté les Worlds en 2011, a tenté un pari risqué en recrutant un toplaner de 19 ans, inexpérimenté à très haut niveau. Un choix gagnant, avec une finale du LEC à la clé. Et une première participation aux Mondiaux pour Adam. 

Demain je m’envole pour l’Islande. Hébergé dans un hôtel 4 étoiles.
Je vais bel et bien représenter la France aux Championnats du monde de la ligue des légendes.
C’est un honneur mes chers compatriotes.

— Adam (@Ricadam_lol) September 24, 2021

… et le PSG ! 

Il y a donc une équipe française aux Worlds de League of Legends ? On vous arrête tout de suite, pas vraiment. Le Paris Saint-Germain est bien présent aux Mondiaux, mais il ne représentera pas la France. Pour son retour sur la scène League of Legends en 2020, trois ans après une première tentative ratée en Europe, le PSG a choisi de s’associer à une équipe hong-kongaise, Talon Esports. L’équipe est devenue PSG Talon, mais évolue toujours dans le championnat PCS, qui rassemble des équipes de Taiwan, Hong-Kong, Macao et d’Asie du Sud-est. 

Thank you the UNKILLABLE DEMON KING @faker and @T1LoL for the jersey swap

HUMBLED #PSG #ICICESTPARIS #LOL pic.twitter.com/mSsQz3kr4e

— PSG TALON (@PSG_Talon) October 9, 2021

Un choix qui ne doit rien au hasard, Talon étant la meilleure équipe de la région et donc qualifiée pour les Mondiaux. Le PSG n’en est pas à son coup d’essai, puisqu’il s’était déjà associé à une autre équipe asiatique à succès, LGD, sur le jeu DOTA 2. Renommée PSG.LGD, la formation chinoise participe en ce moment à The International, l’équivalent des Worlds. Cette stratégie permet au PSG d’étendre sa popularité en Asie, notamment auprès des jeunes, et d’afficher son maillot lors des plus grands événements esport de l’année. 

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