après des mois d’attente, les Français sont prêts à repartir en voyage y compris dans des destinations lointaines

À moins de trois semaines des vacances de la Toussaint, elles se dérouleront du samedi 23 octobre au lundi 8 novembre, les Français commencent à réserver des séjours et même des voyages plus lointains. Les chiffres sont en hausse. Toutefois, les professionnels du secteur s’attendent tout de même à deux fois moins de départs qu’en 2019. 

Le site Liligo, un comparateur de billets d’avion, est un bon indicateur des envies de voyage des Français. Avant l’apparition du Covid-19, les salariés du site étaient habitués à un demi-million de recherches par jour. Aujourd’hui, c’est trois fois moins, mais ça repart effectivement à la hausse depuis la rentrée. « On voit réapparaître Dubaï, qui est une bonne destination pour la fin de l’année parce qu’il y a ce qu’on appelle le soleil d’hiver, confirme Guillaume Rostand porte-parole du site. Il y a aussi Montréal au Canada et progressivement les États-Unis. Cependant aujourd’hui, pour la Toussaint, on est toujours beaucoup entre l’Espagne, le Portugal, l’Italie et un petit peu la Grèce. »

« Les destinations plus lointaines remontent dans nos classements et ça, c’est un signe très positif. »

Guillaume Rostand, porte-parole du site Liligo

à franceinfo

Toutefois, tout ne repart pas comme avant. Les états d’esprit ont changé et les formats aussi. « Globalement, les vacances se sont rallongées de deux jours, reprend Jean-Pierre Mas, président des entreprises du voyage. Pour la Toussaint, on est autour d’une semaine de vacances. Les budgets augmentent également  : + 10 à 20% par rapport à avant la crise. On consommera moins de ‘week-end kleenex’ : c’est-à dire ‘J’ai fait Rome, je suis arrivé le vendredi soir et je suis reparti le dimanche matin’. Là, on aura des voyages plus longs, plus lents en quelque sorte, en réduisant l’impact sur l’environnement. »

Avec la réouverture des remontées mécaniques annoncées il y a quelques jours, les réservations à la neige sont également reparties à la hausse mais à une condition : pour des départs tout près ou très loin, les voyageurs veulent pouvoir annuler et être remboursés, si les conditions sanitaires devaient se dégrader.

Le reportage de Sophie Auvigne est à écouter ici.

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